Les petites histoires de Charles DIDI : Chez nous on oublie les hommes et les femmes de valeur

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Celui qui a dit que la Côte d’Ivoire est un pays d’exception, doit se prendre pour le dernier des prophètes. Et même si on ne peut s’hasarder à partager l’entièreté de ses propos, à regarder de plus près on se rend compte qu’il n’a pas totalement tort.

Et oui, la Côte d’Ivoire est un pays hors du commun, où tout se passe comme si cette nation venait de naître. On déforme l’histoire pour se donner bonne conscience. On falsifie les faits, juste pour avoir une posture de héros et de sauveur. On tord le cou aux évènements pour paraître plus blanc que la neige. C’est le perpétuel recommencement en terre d’Eburnie, c’est-à-dire chez nous.

On balaie tout du revers de la main, dès qu’un ministre est nommé. Dès qu’un directeur général est parachuté, son premier reflexe est de reprendre à zéro tous les projets ou tous les dossiers de son prédécesseur.  Tout est à refaire, tout est à reprendre.

Ne parlons pas du président de la république. Un nouveau pouvoir, un nouveau régime équivaut sous nos tropiques à un nouvel ordre, où  tout est à reprendre dès le commencement. On oublie qu’il y a eu des gens qui ont travaillé avant et qui ont laissé des traces qu’il faille suivre. Que nenni !

On chasse à coups de pied dans le cul ceux qu’on a trouvé sur place. On recommence tout à zéro. Une véritable chasse aux sorcières comme au temps de l’inquisition, est organisée. Avec minutie, on débusque les gens de l’ex-pouvoir. On fait tabla rasa du passé. Et on recrute de nouvelles personnes fussent-elles incultes et sans formation préalable pour les postes qu’elles vont occuper. Pourvu seulement qu’elles soient des laquais, des serveurs de thé et des griots patentés pour chanter les louanges du nouvel Missié Koï.

Chez nous, on oublie les hommes et les femmes de valeur et les actes qui ont construit  le présent. Chez nous, chacun joue sa gloriole personnelle. Chez nous, chaque pouvoir a pour ennemi les hommes et les femmes intègres, compétents. Chez nous on n’a pas le devoir de mémoire ni la conscience qu’il y a un avant, un pendant et un après pouvoir.

Chez nous, on préfère cultiver l’arrogance, le mépris et l’orgueil vain. On prend tout le monde de haut. On se prend même pour l’égal du Grand Barbu. Même si on n’y pense pas, les actes le démontrent.

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Chez nous, on préfère un militant à un technocrate. De toutes les façons on ne fait rien avec ces diplômés fiers, jaloux de leur liberté de mouvements et de parole. Ces intellectuels accomplis et rigoureux ne sont bon que pour les occidentaux. Chez nous, on a plus besoin de laudateurs que d’iconoclastes.

Alors qu’en occident, il y a une conscience du passé, une mémoire. Alors qu’en Europe, les hommes qui ont marqué la vie sociale, politique, économique et sportive sont consacrés.

Chez nous, on efface le tableau. Chez nous, on s’évertue à faire disparaître les traces de celui à qui on a succédé.

Salut ô terre à la mémoire amputée, les jours ténébreux ont encore un long chemin a passé avec toi.

FREDERRIC GORE-BI

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Sport : La fédération ivoirienne de Maracana et MTN Côte d’Ivoire donnent le Top départ de la saison 2015

La table des officiels lors de la cérémonie de lancement

La table des officiels lors de la cérémonie de lancement

La fédération ivoirienne de Maracana et des Disciplines associées (FIMADA) et MTN Côte d’Ivoire ont procédé au lancement de la saison 2015 du championnat national, le jeudi 12 mars, à la salle de conférence  du 10e étage de l’Hôtel Ivotel d’Abidjan-Plateau.

En présence de son directeur général, Wim VANHELLEPUTE, cette cérémonie a été l’occasion pour l’opérateur global de téléphonie leader en Côte d’Ivoire, MTN, de renouveler son partenariat d’accompagnement signé 2011, avec la FIMADA.

’En tant qu’entreprise citoyenne, MTN réalise chaque année des sponsorings visant à améliorer la vie des communautés et leur apporter de la joie’’, a déclaré Monsieur VANHELLEPUTE, précisant qu’il est important pour son entreprise ‘’ d’encourager et de promouvoir la pratique du sport qui est un facteur essentiel pour être en bonne santé et qui diffuse des valeurs qui nous tiennent à cœur telle que le dépassement de soi et l’esprit d’équipe’’.

Le contrat signé entre la fédération ivoirienne de Maracana et des Disciplines associées et MTN Côte d’Ivoire porte sur le sponsoring de plusieurs compétitions dont notamment, le championnat national, la coupe nationale, le championnat ‘’Open Jeune’’ et la coupe d’Afrique de Maracana. A cela, il faut également ajouter le soutien que MTN se propose d’apporter lors des cross populaires et des séances de fitness qui vont se tenir dans le district d’Abidjan et certaines villes de l’intérieur du pays.

Une vue du public

Une vue du public

’C’est la 5e année consécutive que MTN Côte d’Ivoire accompagne la FIMADA et nous permet ainsi d’organiser des tournois de qualité. Les championnats sont pour nous une plateforme de mobilisation qui permet de rassembler les pratiquants et de sensibiliser les populations’’, a indiqué Charlemagne BLEU, président de la fédération ivoirienne de Maracana et des Disciplines. Avant d’ajouter que ‘’grâce à l’apport du leader de la téléphonie mobile en Côte d’Ivoire, les clubs de Maracana sont passés de 32 à 43 avant d’atteindre aujourd’hui le chiffre record de 128 clubs affiliés à   la FIMADA avec près de 4 millions de pratiquants de cette discipline sportive’’.

En plus d’apporter un soutien sans failles à la fédération dirigée par Charlemagne BLEU, MTN Côte d’Ivoire est aussi engagée dans le sport via une politique ambitieuse de recrutement d’ambassadeurs, basée à la fois sur les performances et des valeurs. Et ces sur ces indicateurs de performances et de valeurs que Yao Kouassi Gervais dit Gervinho, récemment vainqueur de la CAN 2015 (Coupe d’Afrique des Nations) avec les éléphants de Côte d’Ivoire et la sprinteuse multi-médaillée Murielle Ahouré, bénéficient du sponsoring de la multinationale Sud-Africaine, MTN.

Entreprise citoyenne engagée pour le bonheur des populations ivoirienne, MTN Côte d’Ivoire, propose des sévices et produits innovants et place la satisfaction de ses 8 millions d’abonnés (chiffres datant du 30 septembre 2014) à travers ses 65.000 points de ventes, au cœur de sa stratégie commerciale.

FREDERIC GORE-BI   

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L’eau, ressource en danger : quelles solutions pour le futur ?

Credit photo : oeildafrique.com

Credit photo : oeildafrique.com

« Franchement cette histoire d’eau ne finira pas. Aucune goutte ne coule du robinet depuis plusieurs jours. Je suis obligée de me réveillée chaque jour à quatre heures du matin pour espérer avoir de l’eau. Pffffff, quelle galère !!!!!! » Se lamente V. Aka. « Nous par contre, n’avons pas de problème d’eau. Bien au contraire, les personnes de l’extérieur viennent s’approvisionner chez nous », nous dit fièrement  A. Koné.  Ces deux personnes, bien que vivant des situations différentes, sont dans la même zone géographique, c’est-à-dire à Yopougon.

La première habite dans le quartier situé aux alentours de la Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (Maca) appelé Micao et la seconde habite à Port-Bouët 2 précisément au quartier Texas. Cette inégalité en matière d’eau est légion non seulement dans la ville d’Abidjan, mais également à l’intérieur du pays, dépassant même les frontières de la Côte d’Ivoire car  certaines régions de l’Afrique de l’Ouest comme le Mali et le Burkina Faso font également face à ce genre de situation.

Le manque d’eau, source de conflits

Ce problème lié à la question de la gestion de l’eau, vieille déjà de plusieurs décennies, est toujours d’actualité dans la mesure où, dans certaines régions de l’Afrique de l’ouest, des populations peines à se ravitailler en eau potable pendant que d’autres en ont abondamment. Cela a pour corollaire, dans la plupart des cas, la survenue de conflits ainsi que la dégradation de l’écosystème.

Selon une étude du Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE), publiée en février 2009, les ressources naturelles ont alimenté près de 18 conflits violents depuis 1990. La survenue de ces conflits influent considérablement sur l’environnement et sont accompagnés, le plus souvent, de famine et de maladies entraînant ainsi l’appauvrissement de ces zones. D’où l’importance de gérer les ressources naturelles, notamment  l’eau.  C’est ce qui a motivé la création du Partenariat Régional de l’Eau de l’Afrique de l’Ouest (GWP/AO) en mars 2002.   Ce partenariat sous régional, autonome et apolitique, vise comme il est stipulé dans l’article 3 dudit partenariat ‘la promotion de la Gestion Intégrée des Ressources en Eau’’ en Afrique de l’Ouest.

Ainsi, chaque pays signataire de ce partenariat a obligation, de mener des actions concrètes de concert ou au niveau local, visant à améliorer, et ce de manière efficiente, la gestion des ressources en eau afin que la population ouest africaine puisse avoir accès à l’eau de manière équitable et durable.

En Côte d’Ivoire, le ministère des eaux et forêts, en collaboration avec d’autres partenaires locaux comme le réseau des journalistes et communicateurs pour l’eau, l’hygiène et l’assainissement (Wash-Jnci) s’efforcent de sensibiliser les élus locaux et la population.

A cet effet, un atelier national d’information et de sensibilisation des parlementaires et élus locaux de la portion nationale sur la Charte de l’eau du bassin du Niger, s’est tenu le 21 mars 2014 à Abidjan. Á cette occasion également, un réseau de journalistes et communicateurs a été mis sur pied,  ‘’pour mieux faire connaître les activités de l’Autorité du Bassin du Niger et faire sa promotion auprès des usagers, car l’ABN souffre du manque de visibilité de ses activités qui sont peu ou pas connues‘’, selon l’expert en communication de l’Autorité du Bassin du Niger (ABN), Abdoulaye Kaya. Pour ce faire, ‘‘Des plans de communication avec les moyens adéquats seront dégagés afin de mener à bien les objectifs que devra atteindre le réseau‘’.

Ainsi, à l’instar de la Côte d’Ivoire, les pays ouest africains ont cette même vision, ce même objectif : celui de faire de l’Afrique de l’ouest une région où les populations, quel que soit l’endroit, si reculé soit-il, quel que soit le lieu, autant reculé qu’il soit, puissent bénéficier de la même qualité et de la même quantité d’eau.

De la nécessité d’impliquer les populations dans la gestion de l’eau

 Cependant, force est de constater que malgré tous les efforts fournis, il n’en demeure pas moins que les résultats ne sont toujours pas visibles sur le terrain. L’eau reste toujours mal exploitée. Une  enquête menée récemment nous a révélé que la majeure partie des personnes interrogées n’ont pas conscience de la valeur de l’eau et de sa surexploitation. Cette enquête nous a également révélé que cette population, la première touchée par les problèmes liés au manque d’eau est la moins informée sur la question. Comment  y remédier ?

À ce niveau, il incombe aux décideurs, et aux  institutions intervenant dans la gestion de l’eau en Afrique de l’Ouest, notamment en Côte d’Ivoire, de repenser les stratégies et les campagnes de sensibilisation. Cela pourrait passer par une évaluation minutieuse des campagnes et stratégies de communication ainsi que les actions menées sur le terrain aux fins de mettre à nu les obstacles liés à la gestion intégrée des ressources en eau, pas seulement en Côte d’Ivoire, mais aussi dans la région ouest africaine à l’instar du Burkina Faso qui a déjà fait une évaluation de la gestion de l’eau (Évaluation de la gouvernance de l’eau au Burkina Faso, 2009).

Par ailleurs, associer les populations aux prises de décisions concernant la gestion de l’eau contribuerait à mieux cerner les problèmes auxquels sont confrontées ces populations.

L’eau précède le recul de la pauvreté

Tout comme la route précède le développement, avoir accès à l’eau précède également du recul de la pauvreté. Car une région en manque d’eau est généralement une région pauvre car sans eau, il n’y a pas de vie.

L’eau est vitale et comme telle, sa gestion efficiente ne pourra qu’être bénéfique. Une eau durable et équitable  est une garantie pour le futur dans la mesure où, non seulement ces populations auront accès à l’eau, mais cette dernière, en raison de sa qualité, évitera à bien des personnes de souffrir de certaines maladies liées à l’eau comme le choléra.

 Aïssatou FOFANA

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Les petites histoires de Charles DIDI : Où va ma Côte d’Ivoire ?

Où va mon pays ? Certainement à la dérive. Où va la jeunesse de ma nation? Probablement à la mort.

J’ai mal à ma terre natale, jadis havre de paix devenue depuis lors, un ilot maléfique de compromissions les plus immondes.  On tue pour être riche. On tue pour être puissant. On se prostitue pour des peccadilles.

(Photo d`archive utilisée juste a titre d`illustration)

(Photo d`archive utilisée juste a titre d`illustration)

La jeunesse n’a pas de repère, pas de modèle. Le cycle de la médiocrité infernale qui s’est emparée de mon Eburnie est loin de s’arrêter.
J’ai mal à l’avenir de mon pays qui décennie après décennie devient un ramassis d’épaves sociales nourries à la sève de la médiocrité, de la facilité et de l’immoralité.
Oui ! la jeunesse ivoirienne va mal et le dire c’est enfoncer une porte grandement ouverte.

Et si pour le moment les autorités n’ont pas encore trouvé la panacée qui devrait sortir cette frange importante de la population des sentiers battus et tortueux et ce en dépit de leurs promesses mirobolantes. Il est quand même temps de tirer la sonnette d’alarme.
Mais pendant ce temps là, le sexe, la drogue et alcool sont entrain de tuer à petit feu la fine fleur de ma nation. Si ce n’est le broutage et l’envie démesurée de vouloir paraître à tout prix même au péril de la vie des mômes de mon pays, qui se sont emparés des jeunes de ma nation mienne.
Mais comment pourrait-il en être autrement ? Quand on sait que ce pays a perdu depuis des lustres, les valeurs morales cardinales qui ont fait sa fierté et sa particularité dans cet ilot de misère et de pauvreté que constitue la sous-région ouest africaine.
Et ce ne sont pas les midinettes qui n’ont même pas encore perdu leurs premières dents de lait, rencontrées dans le bar discothèque VIP le « Galaxy » à Ferke qui vont me faire mentir.
Des fillettes, parce qu’elles ne comptabilisent pas encore pour certaines plus d’une dizaine de mois de menstruation.

Emballées comme des sardines dans des tenues affriolantes qui laissent entrevoir leur corps frêle déjà abîmé par la trop grande utilisation qu’elles en font dans une insouciante diabolique. Elles semblaient se résigner à ce métier avilissant (la prostitution), présenté comme le plus vieux du monde (sic), dans cet univers qui est loin d’être leur monde, un milieu auquel elles ne devraient pas s’accommoder.

Mais hélas, comme me l’a révélé le vigile du Night Club, ‘’c’est la vie’’. Cruelle et impitoyable, cette vie qui fait des gamines des proies pour des amateurs de chair fraiche.

Mais ce qui me chagrine et m’a fais tomber des nues, c’est le fait de voir ces gamines au bras des adultes dont l’inconscience n’a d’égal que la stupidité qui les caractérise.

Comment peut-on se sentir à l’aise et avoir l’air goguenard et heureux quand on est au bras d’une gamine qui peut avoir l’âge de l’une de nos filles ?

Comment peut-on protéger sa progéniture et encourager celle des autres dans une vie décousue et libertine dont la finalité ne sera que l’achoppement du VIH ou d’une maladie vénérienne incurable ?

Ce spectacle auquel tout le monde semblait être habitué et résigné m’était insoutenable. Où sont les chantres de l’émergence pendant que les fillettes offrent leur chair moite au plus offrant pour des espèces sonnantes et trébuchantes ?

Que font les sauveurs de la république pour endiguer ce phénomène qui est plus que déshonorant pour la gente féminine ?

Et pendant que nos sœurs et nos filles s’adonnent à cœur joie au plus vieux métier du monde, un autre phénomène s’amplifie de jour en jour sans qu’une solution ne pointe le nez : l’enlèvement des enfants.

Vous avez dit allons seulement ? Moi je vous répond simplement, où allons-nous ?

FREDERIC GORE BI

Les petites histoires de Charles DIDI: les mères disent stop aux enlèvements d’enfants

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Depuis presqu’un mois le phénomène d’enlèvement d’enfant déferle sur Abidjan et ses communes. Pas un jour sans qu’on ne signale la disparition ou l’enlèvement d’un ou de plusieurs enfants.

La peur se lit sur tous les visages, la sérénité n’est plus dans les foyers où là crainte de perdre un rejeton reste suspendue comme une épée de Damoclès sur la tête des parents.
Les habitudes sont bousculées par la prise soudaine de mesures de sécurité par uns et les autres en vue de protéger leur progéniture contre ces loups garous.
C’est avec la peur aux ventre que plusieurs parents laissent leurs enfants partir à l’école.
Et l’arrestation de présumés coupables accusées de tentative d’enlèvement ou d’assassinat de mômes, présentés à la télévision nationale sans aucun respect des droits élémentaires de la présomption d’innocence, prescrit en pareille circonstance, n’a fais que jeter de l’huile sur le feu. Loin de rassurer ou de dissiper les doutes dans la tête des ivoiriens qui jusqu’ici pensaient à tort ou à raison à une rumeur, la présentation de ses présumés assassins, n’a fait que créer et propager un véritable vent de panique sur la ville.
Devant ce phénomène que d’aucuns ont vite fait de mettre sur le compte des « brouteurs », une seule question taraude l’esprit des ivoiriens. Que faut-il faire pour juguler ce mal?
Si pour le moment l’Etat de Côte d’ivoire s’est contenté d’un communiqué laconique après une conférence de presse des plus ennuyeuses animée par la ministre de la famille, Anne Désirée Oulotto. On attend toujours des actions d’envergure de la part du gouvernement. Dans la mesure où les enlèvements continuent de plus belle et que les ravisseurs ne se cachent plus pour opérer.
Et beaucoup sont les ivoiriens qui s’expliquent difficilement l’indolence des hautes autorités face à ce problème surtout que le bilan macabre de ce drame national s’élève à 21 gosses enlevés et retrouvés morts.
À ce décompte lugubre et funeste, il faut ajouter des grandes personnes comme ces deux filles retrouvées mortes au Plateau Dokui pour une et l’autre à Yopougon Niangon.
donnant encore plus d’ampleur à cette psychose effrénée qui s’est emparée de tous les Abidjanais.
Mais pendant que tout le monde se plaint et que les autorités ne se sentent pas concernées selon Betty Koné, une dame engagée dans ce combat contre les ravisseurs d’enfants, que faut-il faire? Ou du moins de que devons faire?
Les femmes prennent la tête du combat
Dans cette grisaille qui prévaut en Côte d’ivoire où on parle plus qu’on agit, celles qui connaissent la valeur de la vie parce qu’elles en donnent au prix la leur, ont décidé de prendre leur destin en main.
« Oui les femmes, les mères ivoiriennes ont décidé de prendre le devant du combat contre ses buveurs de sang de leurs enfants », indique Betty Koné.
« Les mères de Côte d’Ivoire ont décidé de maintenir leurs enfants à la maison à compter du 02 février pour contraindre le gouvernement à prendre ses responsabilités », déclare cette génitrice dans un nuage de larmes.
À la question de savoir si cette entreprise de retirer les enfants de l’école était la plus indiquée et surtout si les femmes allaient y adhérer? Mme Koné réponds sans ambages « nous aurons tous à partir de maintenant la mort de tous ces enfants sur notre conscience si nous ne faisons rien et si les mères n’adhèrent pas à notre initiative qui n’a rien de politique mais est un véritable cri du cœur devant cette horreur que nous vivons chaque jour ».
Déterminée en à découdre avec tous les ravisseurs d’enfants et leurs commanditaires tapis dans l’ombre, les femmes ne se sentent nullement découragées même pas par l’annulation par la ministre de la famille et de la solidarité, de la marche qu’elles projetaient le mercredi 28 janvier sur la cité administrative, précisément devant la tour E qui abrite le cabinet de Mme Anne Oulotto pour crier selon Betty koné « leur amertume et leur désarroi à la face du monde pour que les autorités fassent quelque chose parce que jusqu’ici elles ne se sentent nullement concernées par le drame que vivent les parents. » Et pour expliquer cette décision qui n’a pas encore fini de faire grincer les dents, la ministre donne cet agir ment « cette marche est une initiative d’une seule organisation, alors qu’il faut voir le phénomène comme une question de sécurité nationale qui nécessite l’implication des autorités politiques, administratives et religieuses ». Fin de citation.
Qu’à cela ne tienne!!!!!
Si l’on peut comprendre la douleur des mères, extériorisée par Mme Koné, il faut relativiser ses récriminations contre les autorités. Et si pour le moment les grandes décisions sont attendues de la part du gouvernement, n’empêche que la première dame Dominique Ouattara a déjà embouché la flûte de la révolte. En enjoignant le ministre de l’intérieur et sa collègue de la famille de prendre les mesures dissuasives et vigoureuses afin de mettre fin à ce phénomène.
Et il semble que les hurlements de la première dame ont été entendues, car selon des informations qui émanent du palais des berges de la lagune Ebrié, 1000 policiers, 300 gendarmes et 200 militaires ont été déployés pour aller à l’assaut des criminels.
Gageons seulement que cette décision ne soit pas un coup de « com » comme nous en avons l’habitude sous nos tropiques et qu’elle soit exactement appliquée afin que la tranquillité revienne dans nos foyers.
En attendant que cela soit possible disons avec Betty Koné et ses amies « stop à l’enlèvement de nos enfants »
FREDERIC GORE-BI

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